Domaine de la Partoucie

L’aube apparaît, s’immisçant discrètement à travers les interstices des persiennes en bois. J’aime tant l’effet de ces volets intérieurs qui offrent des jeux de lumière subtils. Me délogeant d’une nuit calme et porteuse de rêves, j’ouvre les yeux tel un petit Lord dans sa Suite « Jardin Anglais ».

La réalité prolonge le doux songe duquel je viens de m’extirper. Repoussant mes draps, je me presse d’ouvrir les mantelets de ma chambre pour surprendre le spectacle de la beauté du jour naissant. Sous aucun prétexte, je ne voudrais manquer ces premières minutes du levant que Fabienne, la maîtresse des lieux, m’a décrit avec tant d’enthousiasme.

En cette saison où la glèbe revêt ses parures automnales, le spectacle qui s’offre à mes yeux ne ressemble à aucun autre. La pleine campagne charentaise déroule à perte de vue ses champs embrumés au milieu desquels un troupeau de moutons s’adonne à quelques fringales. Sublimes pâturages. Sublime tableau. Vous aviez raison Fabienne: je suis ébloui par le panorama et cette lumière irisante chaude et argentée. Le silence ajoute une touche féérique et suspendue à ces instants que je sais privilégiés. Me voici au premier rang, depuis cette chambre cintrée de douves, les yeux à peine ouverts: mon rêve se prolonge, la rêverie s’en mêle.

Je vous emmène sur les terres de Jacques Chardonne, dans ces Charentes limousines où se croisent et se confondent les vallées de la Vienne et du Goire. Bienvenue à Confolens, ville aux confluents de deux rivières, un particularisme géographique dont elle tire son nom.


C’est un véritable plongeon en pleine nature que me réservent ces prochains jours. Un bain bucolique comme je les affectionne. Le Domaine de la Partoucie sis autour de l’Etang des Douës, au lieu-dit l’Avancée, est une ancienne Seigneurie féodale datant du XVe siècle propriété de la Famille Veillon depuis plus d’un siècle.

Au contact de Fabienne et Michel, les héritiers actuels, la Bastide est devenue une maison d’hôtes. Sous leur houlette l’ancien Logis et le pigeonnier du XVIIIe ont été transformés. L’ensemble gît au sein d’un parc verduré où les platanes centenaires s’épanouissent au rythme de la vie rurale, leurs ramures se reflétant dans l’eau des douves médiévales. C’est au son d’une romance cantilène que les grenouilles et les carpes se multiplient dans ces eaux étonnamment poissonneuses.

Il y a des lieux qui vous tendent les bras, dont les murs vous enveloppent de douceur, dont l’air environnant vous insuffle du bien-être. Certaines adresses que l’on visite inspirent la détente dès les premiers instants. La géographie, l’emplacement d’un site y jouent pour beaucoup. De même, je crois, le savoir-faire et le savoir-vivre des propriétaires participent à ces concordances d’agréments.
Le Domaine de La Partoucie parvient à substantiver une magie singulière dès les premières secondes. L’alchimie entre le lieu et son passé opère. Chanceux, je le suis, d’être invité l’espace d’un week-end à partager l’ambiance d’une demeure familiale, moi qui ai toujours rêvé d’en pénétrer l’intimité.

La Suite « Jardin Anglais » respire l’art de vivre à la française. De judicieux détails de décoration et d’aménagement s’y glissent dans un foisonnement sobre et cohérent de cadres, miroirs, plaids, bibelots, fleurs séchées, bougies, chapeaux et belles lampes. Un salmigondis subtil et esthétique d’objets classiques et familiaux et de mobiliers aux lignes épurées. Un grand espace drainé de lumière grâce aux trois fenêtres d’ouverture, jouissant d’un lit à baldaquin idéalement centré. Nous sommes ici au premier étage de l’ancien logis laqué de tonalités gris taupe et revêtu d’un sol naturel coco. Des tapis aident à renforcer l’insonorisation de la pièce.

Une chambre tout en repos pour se recueillir dans le calme de la nature environnante, pour paresser sur les fauteuils invitant à la détente, ou écrire sur le bureau d’appoint.


La salle de bain ouverte se prolonge le long de la façade Sud du logis, en vue directe sur le parc intérieur du Domaine. Miroirs en rotin érigés au-dessus de deux grandes vasques, douche à l’italienne spacieuse, peignoirs et linge de bain raffinés.

Attenant et visible dès l’entrée, un grand dressing est attribué à cette chambre. Fonctionnel, aux multiples étagères de rangement et disposant d’une coiffeuse bureau avec miroir, l’accès aux toilettes se fait par son entremise.


L’étage entier du logis est dédié à l’habitat des hôtes. Son couloir transversal accueille en enfilade trois chambres en lien les unes avec les autres, discrètement subdivisées par des rideaux balayant le sol dans un effet drapé scénique que j’apprécie tant. Les ouvertures d’origine ont été conservées, avec fenêtres à vitraux et volets intérieurs au rendu châtelain.

Chaque chambre se clôt via sa propre porte, gardant ainsi son intimité personnelle. Mais l’ensemble peut à demande se transformer en Suite familiale d’un seul tenant. Tout au bout du couloir, à l’opposé de ma chambre, se situe un espace pour enfants, pouvant également héberger un adulte. La pièce dégage une atmosphère romantique avec sa moustiquaire d’apparat ourlant le lit pour adulte. Un lit berceau ainsi qu’un lit enfant ajoutent à l’ornementation tout en grégarisme. Une chambre qui peut s’avérer douce pour les siestes de début d’après-midi. Sa fenêtre demi-lune de rez-de-sol diffuse une lumière diaphane convenante. Détail ravissant avec ce pan de mur entier consacré au rangement et masqué par un voilage blanc.


Détail important à mes yeux, cette Suite familiale inclut une salle de bain avec baignoire en prise directe sur le parc. Touche de style contemporain avec ce rouleau de papier-peint « Bird of Paradise » de Matthew Williamson que Fabienne, notre propriétaire-décoratrice, aura eu la judicieuse idée d’apposer sur une courte largeur de mur. Effet fond d’écran exotique à souhait. En écho, quelques plumes de paon ainsi qu’une trousse de toilette de même acabit que le papier-peint renforcent la teneur de mise-en-scène de la pièce. Coiffeuse de bois précieux en vernis acajou sur laquelle paradent de précieux flacons en cristal ancien. Choix de coco au sol, tapis de toile de jute tressé couleur miel.

Le petit-déjeuner est servi au rez-de-chaussée de notre longère charentaise. Ce matin, la météo complaisante aura incité Fabienne d’hâter les préparatifs afin de dresser ses tables en extérieur.

Pour la rejoindre, j’empreinte l’imposant escalier limon de facture contemporaine. Sa distribution est en colimaçon avec pieds de marche en bois sur structure métallique, corde de rampe torsadée.

Sur le haut de la cage d’escalier, j’entrevois un beau papier-peint oiseaux or SORAYA tout en consonnance avec les tonalités d’ensemble. Et que dire de ce majestueux paon bleu naturalisé dont la présence grâcieuse vous (ac)cueille une fois descendu. Une réussite ou quand l’architecture moderne épouse l’architecture ancienne sans la dénaturer.


Le rez-de-chaussée reproduit les modénatures les plus exquises et les plus calculées pour raccorder les volumes de surfaces autrefois dédiées à abriter du bétail ainsi qu’à stocker les récoltes. L’absence de porte ou de cloison parvient à libérer les capacités d’espace pour les transformer en un lieu convivial. Je découvre un grand vestibule d’entrée ouvert vers l’escalier d’étage et les chambres, l’espace cuisine et l’espace salon qui se prolonge en salle à manger.

C’est magnifique, lumineux, clair. Dans le hall, mon regard est attiré par un bel établi d’origine ayant appartenu au grand-père du propriétaire. Rafraîchi, il fait office de console, une idée ingénieuse pour redonner vie à un meuble de métier.


Ce matin la lumière sublime magnifie cette pièce maîtresse qu’est la cuisine. Une verrière contemporaine la dissocie de l’entrée tout en gardant une emprise visuelle sur celle-ci. Un grand îlot central fonctionnel s’y loge, équipé de tout le nécessaire accommodant. Le confort le dispute au design élégant.

L’argenterie des théières et des plateaux trouve sa place dans cet endroit raffiné, de même que les touches personnelles de décoration voulues par Fabienne. Je citerai ces fleurs séchées, cadres, paniers et chapeaux en ornementation. Certains de ces objets vous attendent pour partir à la cueillette des fruits du jardin, du raisin de saison ou bien pour improviser une excursion ou encore s’en aller lézarder au bord de la piscine. L’un des pans de mur est habillé d’un panneau de papier-peint doré au dessin d’un rosier grimpant de couleur blanche. J’aime beaucoup l’idée.


L’utilisation de la cuisine se fait en accès libre pour tout convive le désirant et ce à toute heure de la journée.
Dans l’autre partie du rez-de-chaussée ont donc été aménagés les espaces à double affectation de salon ou coin détente et de salle à manger. L’effet d’un choix de répartition des pièces en enfilade comme pour le premier étage, produit ici aussi une perspective qui donne tout son effet de profondeur. Comme c’est plaisant de passer d’une pièce l’autre pourvue de grandes portes fenêtres et baies vitrées donnant un accès plein et direct sur le jardin.

Le sol est habillé de grands tapis en coco, superposés et associés dans des teintes de camaïeux, c’est doux tout comme les peintures murales entre vanille et coquille d’œuf ! Le coin salon est dynamisé par les tons de bleu, de turquoise et de vert émeraude apportés par deux grands canapés velours, les coussins délicats et la grande fresque murale en papier-peint. Une forte personnalité d’ensemble se dégage. Une émulsion exotique radoucie par l’osier et le rotin des fauteuils, lustres et paniers d’amusette. Tout a été repensé grâce aux idées et à travers le regard de Fabienne et Michel.

Rien n’est plus convivial qu’une grande table trônant tel un meuble d’apparat attirant tous les regards. La sélection d’un bois clair et de lignes sobres se révèle harmonieuse. Son positionnement en biais, non parallèle aux géométries de la pièce, est un choix audacieux. Des chaises capitonnées attendent les convives pour de futures agapes. Des livres d’art, des miroirs, des lampes design, des plantes grasses, des cactus et autres affiquets participent à rendre l’espace salle à manger unique et convivial.


Gros coup de cœur pour cette foison de bouteilles de vin de ballon de cru Demijohn. Disposées sur la grande table, leurs couleurs bleu et vert émeraude reflètent avec éclat la lumière toute matinale des rayons du soleil.

Fabienne finalise les derniers détails du petit-déjeuner. Elle m’invite à me diriger en bout de pièce vers une porte discrète derrière laquelle se cache un petit paradis, un endroit unique, rêvé, si romantique, insolite et secret : la terrasse du donjon donnant sur les douves. Un endroit intime, magique et romanesque qui ne ressemble à aucun autre.

Un lieu qui est propre au Domaine de la Partoucie puisque construit sur les fondations de l’ancienne tour du donjon. Le résultat est une terrasse en arc de cercle, à la balustrade en fer forgé, dallée de pavés, aménagée de plusieurs petites tables rondes et chaises en teck, parementée de rosiers et arbustes plantés dans de grosses jarres. Le calme absolu avec vue panoramique sur les hectares de verdure, les douves, les moutons au lointain : c’est champêtre, idyllique.


La table du petit-déjeuner est dressée avec soin et raffinement en liaison parfaite avec le lieu. L’élégance de la vaisselle, la qualité du service et des produits régionaux faits maison, le tout chapeauté par l’enthousiasme et la délicatesse de Fabienne. Signature parfaite.

Grand choix de variété de confitures aux fruits du jardin : orange amère, mirabelle, framboise-rhubarbe, abricot-poire. Egalement présents sur la table un crumble aux poires tout juste sorti du four, une salade de fruits colorée mâtinée de kiwis jaunes, oranges, grenades, myrtilles. Un repas frugal.


Après ce banquet matineux, sur proposition de Fabienne, j’improvise une cueillette de raisin. Instants vendanges. La façade du logis est passementée d’une vigne champêtre courant tout le long de la bâtisse. De belles grappes arrivées à maturité attendent le glaneur improvisé que je suis. Je connais déjà leur goût sucré puisque, je l’avoue, depuis mon arrivée j’en ai picoré quelques grains. Récolter directement les fruits sur l’arbre, il n’y a pas mieux, ni plus succulent, non ?


Aujourd’hui, accompagné par un soleil dégageant sa douce chaleur, je vais pouvoir pleinement profiter du Domaine. Les activités et découvertes ne manqueront pas comme ce pur plaisir de parcourir les champs parmi les moutons, suivre leur rythme, un rêve que je n’ai jamais réalisé. Je vais tâcher de me faire apprivoiser par la manade et surtout me faire accepter, me fondre dans leur monde.

Puis viendra ce moment où je me laisserai flotter sur la barque orangé « Sportyak » dans les eaux des douves : un autre rêve d’enfant. Immanquablement, j’exécuterai quelques brasses dans la piscine aux dimensions honorables. Après quoi je songerai à me prélasser pour un instant farniente autour du bassin. Les aménagements y ont été bien pensés : transats en toile et bois d’acacia dans un espace caché des regards, ceinturé de buissons, de buis, tapis de gazon, agrémenté de cyprès. Des arbres centenaires majestueux, des haies de charmes ajoutent à l’esprit églogue des lieux.


Mon gros coup de cœur se porte vers le pool house : un abri bien agencé, soigneusement décoré, un petit bijou.

Construit en bois de pin blond, il s’ouvre sur les vergers de poiriers, de pommiers ainsi que sur de grosses jarres contenant des citronniers. J’aperçois aussi quelques figuiers et au-delà un potager laissant s’épanouir des fleurs de courgettes, des tomates. Douceur et raffinement avec un esprit campagnard pour cette véritable pièce d’extérieur : paniers d’osier, chapeaux de paille, coussins recouvrant les bancs de bois, joli lustre « Wadiga Suspension » en bambou, accessoires de vaisselle rangés dans une caisse-panier telle une maie sicilienne, tout pour organiser un pique-nique.


Je ne bouderai pas mon plaisir au cours d’une séance photo sur le terrain de tennis situé au beau milieu des chênes et des platanes du parc. Un moment sportif à ne pas manquer pour un bel équipement rarement proposé par les maisons d’hôtes.

Le Domaine de la Partoucie représente l’exemple parfait d’un certain art de vivre à la campagne que j’apprécie tant. Les espaces extérieurs et intérieurs possèdent ce liant rare très agréable permettant de vivre au-dedans comme au-dehors en toute saison.


Je me suis pris d’un attachement tout particulier pour l’autre demeure principale du Domaine: la maison de famille et sa typologie typiquement charentaise. Une maison familiale dans toute sa splendeur sauvegardée. Telle de la dentelle verdurée, une glycine centenaire cercle la maison dans sa quasi entièreté. La façade ou son mur gouttereau dégage une noble impression.

Je passe la porte d’entrée aux deux ventaux avec imposte cintrée et pénètre le vestibule qui a gardé ses tomettes de sol d’époque en terre cuite. L’impression de fraîcheur émanant du lieu est agréable. Un escalier ouvragé distribue les chambres de l’étage. De beaux meubles et de belles pièces d’antiquité garnissent ce hall comme cette selle et ces équipements d’équitation de la Maison Hermès avec ses bottes cuir. Une touche d’élégance qui raconte son passé. La lumière naturelle est présente grâce aux fenêtres en évasure de chaque côté.


Je craque complètement pour le charmant salon au rez-de-chaussée et son espace cabinet de musique. J’adore ! Ce salon est un petit bijou de singularité, de quintessence d’élégance et de délicatesse. Il est aménagé dans l’extrémité de la partie sud de la bâtisse et s’ouvre sur le parc grâce à des portes-fenêtres au classicisme distingué.

La décoration allie peinture et boiserie murale moulurée aux accents XVIIIe siècle que l’ameublement raffiné vient compléter. Les tons vert d’eau et saumon se marient harmonieusement pour le plus grand plaisir des yeux.

Un piano demi-queue a su trouver sa juste place dans cet espace impeccablement ordonnancé ; sur son pupitre reposent des livrets de partition. Dans le fond, la cheminée à grand foyer s’est entourée de chaises et canapés. Ici tout est pensé pour venir lire, jouer, écouter, s’attarder, se retrouver, se réchauffer, se retirer dans une véritable bonbonnière.


A l’étage se trouve la chambre Jardin Italien, chambre qui peut se transformer en Suite familiale en combinant la Suite principale et la chambre d’enfant séparée par un simple palier. Un rideau de lin naturel délimite les espaces. C’est aéré. Le ton est donné par le plancher de sol et les murs peints en écru, vanille, coquille d’œuf. C’est à la fois reposant et réconfortant. Mes yeux remarquent une petite table juponnée de tissu imprimé, les chapeaux, les bouquets de fleurs séchées.

Presque naturellement je suis attiré par la chambre d’enfants. Un petit rêve. Chambre allégorique et douillette qui sent bon l’enfance et la layette. Signature parfaite aménagée d’un lit une personne en bois d’acajou, d’un berceau en osier, d’une magnifique armoire à glace d’inspiration Henri II tout en moulure, d’un petit bureau d’écolier, de nounours, de jouets anciens, de livres. Je veux dormir au moins une fois dans cette chambre !


Le palier privatif donne accès à la chambre d’enfant (ou pour un adulte) ainsi qu’à la chambre Jardin Italien. Une chambre royale, une suite parentale de rêve avec vue imprenable sur les jardins extérieurs, les douves et la piscine. Luminosité dominante. Tonalités de gris et taupe rehaussées par des nuances de rouge, bordeaux, de même esprit que le linge de maison, les couvre-lits et boutis. Chaleur et douceur s’exhalent de la couleur du coco au sol.

La salle de bain ouverte est en continuité de la chambre, subtilement aménagée et décorée.
Des détails attirent mon regard comme les trumeaux peints au-dessus des portes de la chambre mais aussi la méridienne recouverte d’un magnifique boutis. Elle est idéalement bien intercalée dans la chambre.

J’ai toujours été attiré par les pigeonniers. Des édifices qui ne demandent qu’à être restaurés et entretenus, ou même à renaître pour être transformés en espaces à vivre. La chambre Jardin Italien offre une très belle vue sur le pigeonnier du Domaine que Fabienne et Michel ont métamorphosé en petite maison indépendante.

À peine entré, je suis sous le charme : je me sens comme chez moi. C’est convivial, pratique. Nous sommes directement accueillis par la cuisine au rez-de-chaussée avec son comptoir-bar. Une jolie table ronde pour des dîners partagés se loge dans le recoin salle à manger. La salle de bain et les commodités sont organisées au rez-de-chaussée, pour le côté pratique.

Le charmant escalier en bois blond qui mène aux espaces de nuit dessert directement la chambre parentale. Grand lit et petit lit d’appoint en équipement, parementés de jolis boutis et coussins pour une décoration simple et singulière. Adjacente, une chambre d’enfant aux deux couchettes séparées. J’aime l’univers et l’ambiance apportés par ces deux lits en fer, style Napoléon, coiffés chacun d’un couvre-lit en toile de Jouy bleu : ma passion.


Des charmantes petites fenêtres parent le lieu d’une ambiance cosy et champêtre. Une vraie petite maison dont le supplément d’âme se cache derrière le charmant jardin attenant au pigeonnier, aménagé et décoré avec goût par Fabienne. Une grande table s’abrite à l’ombre de l’immense pommier qui trône au milieu du parc, lequel se voit enguirlandé de lampions pour apporter un peu de féerie aux longues soirées d’été. Pour les amoureux de farniente et autres amateurs de sieste, des chaises longues vous attendent en pleine verdure.

Aujourd’hui visite de Confolens pour aller y dénicher quelques bonnes adresses. Comme à mon habitude lorsque je découvre une région, mes intuitions me guident. Le centre historique a su conserver son âme avec quelque survivance de petites boutiques anciennes dont de nombreux brocanteurs. Un esprit de village qu’il fait bon voir. De nombreux bâtiments classés sont encore présents de même qu’un pont antique au cadre romantique. Celui-ci est entièrement piétonnier. J’ai une fascination pour les ponts, les traverser me transporte toujours ailleurs, l’esprit voyageur.